J'uppe ce vieux truc, mais j'aime trop le vin pour ne pas y mettre mon grain de sel.
comme le disait un très grand amateur et très illustre de surcroît (flute, j'ai oublié le nom ... Peynaud ? ou un autre de son acabit) les vieilles bouteilles ont une âme, qui parfois peut s'avérer très fugitive... dommage de la rater en carafant sans discernement. Parfois elle ne dure qu'un instant (qui a dit caudalie ?) parfois une minute... Moi je mets le nez dans mon vin à peine le bouchon ôté, pour être certaine de ne pas la rater au cas où ! Ce qui est certain à 100 % c'est qu'après un voyage, 3 semaines de repos est un minimum pour un vin déjà vieux (moins pour un plus jeune). (comme pour les femmes ?

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Et pour reprendre un grand monsieur du vin actuel (Regamey pour le pas le citer, mais même là je ne suis pas très sûre de ne pas le confondre avec Verdier ou Quarin, honte à moi, j'en ai tant entendu et lu ... ) "il n'y a pas de grand vin, il n'y a que de grandes bouteilles". Comprenez : vous pouvez avoir une caisse de 12 Palmer 90 sous la main, un sera divin, un autre excellent et un autre simplement très plaisant... L'émotion n'est hélas pas toujours au rendez-vous avec l'étiquette et le souvenir laissé par la dernière bouteille ouverte. Les conditions dans lesquels vous le buvez n'y sont d'ailleurs pas étrangères. Se méfier, on n'y pense pas et de loin ! de la pression atmosphérique - si, si, ça joue aussi un rôle et de mille autres bricoles. Ouvrir un grand vin est un grand moment, qui mériterait autant de rituel que faire le thé au Japon !
Donc la meilleure chose est de connaitre son vin avant de l'ouvrir, et si pas possible, et bien ne pas hésiter - je le fais régulièrement et je vous encourage à le faire - à téléphoner (si si !) au château pour prendre des nouvelles du millésime. Ils ont souvent des équipes de dégustations qui goûtent, notent, tiennent à jour des registres très précis sur les millésimes. Et ils partagent volontiers leurs impressions.
Et devant mon inquiétude de déranger un jour, une charmante dame m'a répondu que "pour eux, c'était mille fois plus important de savoir que nous avions eu du plaisir à déguster leur vin et ce dans les meilleures conditions et sous son meilleur jour que le dérangement éventuellement occasionné par mon téléphone". Il s'agissait d'un Yquem 67, acheté en son temps par mon grand-père... je voulais pas le rater, s'pas ? Par chance, l'équipe l'avait dégusté un mois auparavant, j'ai eu les nouvelles toutes fraiches, c'était trop génial. Mais réellement chaque fois que j'ai appelé l'une ou l'autre cave, j'ai eu affaire à des gens passionnés comme moi et super intéressé de partager leurs connaissances au sujet de leurs vins.
Donc au château, ils peuvent te renseigner sur l'était du vin, et des meilleures conditions requises pour le déguster...

poil au nez
